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Vente de montres de marque Breitling d'occasions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est rare qu'une marque horlogère écrive ses pages les plus brillantes dans le temps d'à peine une décennie. C'est pourtant le cas de cette saga florentine qui débuta en 1850, dans la capitale du nouveau Royaume d'Italie, avant de connaître , aujourd'hui, sous la houlette d'un manager hors du commun, une notoriété mondiale.Quand, ce jour de mars dernier, le petit monde de la presse horlogère internationale a vu, intrigué, une vieille dame grisonnante, courbée par l'âge mais toujours alerte, couper le ruban inaugural de la prestigieuse exposition marquant le dixième anniversaire du renouveau de PANERAI... .bien peu avaient reconnu Maria Teresa Abetti Panerai, épouse de Giuseppe – décédé en 1972 – et dernier héritier du fondateur de la dynastie et de la maison. A ses côtés, à l'entrée de l'Institut des Arts de Florence, les deux personnages à qui l'on doit la découverte de cette « perle rare » de l'horlogerie et le développement fantastique qu'elle vient de connaître, ces dernières années : Franco Cologni, à la tête du groupe RICHEMONT et Angelo Bonati, l'homme qui dirige aujourd'hui l'Officine ­PANERAI.
Retour aux sources
Ecoutons-le nous raconter lui-même la « storia Panerai ». « Le « Pont des Grâces », construit au 13ème siècle, est le seul pont de Florence qui ait résisté à toutes les crues de l'Arno et c'est dans l'une de ses maisonnettes (identiques à celle du fameux « Ponte Vechio » et qui furent détruites en 1876) qu'est née, entre les murs d'une ancienne cellule, le premier atelier ­PANERAI. à l'époque, c'est la première horlogerie en fonction dans la capitale toscane, et elle collabore déjà avec quelques-unes des grandes manufactures suisses. Elle changera fréquemment d'adresse avant de s'installer définitivement où elle se trouve actuellement, Place San Giovanni, juste en face du dôme. Spécialisée dans la mécanique de précision, elle se voit confier, au début du vingtième siècle, les premières commandes de la Marine Royale Italienne... qui marqueront plus tard son destin définitif.
Il s'agira d'abord d'objectifs et de lentilles, caractérisées par leur forte luminosité nocturne grâce à une substance spéciale : le radiomir ! Cette matière s'imposera par la suite – tout comme le « luminor » - sur des dispositifs d'éclairage et de balisage, des boussoles... et, enfin, des montres.
De mare nostro
En 1936, l'entreprise florentine livre au commandement du 1er groupe de sous-marins un premier exemplaire de la « montre à radiomir », qui entrera en phase de production deux ans plus tard. Déjà de grande dimension – de 47 mm de diamètre – ces toutes premières PANERAI se verront dotées d'un mouvement exclusif ROLEX.
Les grands chiffres arabes brillent dans le noir le plus complet grâce à un réservoir rempli d'une substance phosphorescente, monté sur le cadran lui-même. Viendra rapidement s'ajouter un levier breveté, monté sur le côté du boîtier, qui bloque la couronne du remontoir et assure l'étanchéité de la montre. Tous les « ingrédients » qui feront – à la fin de ce siècle – le succès mondial de la « Radiomir » sont déjà en place... si ce n'est l'introduction, au début des années cinquantes, d'une nouvelle substance lumineuse qui remplacera l'usage interdit du radium : le luminor ! Ce ne sera qu'en 1993 que PANERAI réalisera une version limitée de la « Luminor » et du chronographe « Mare Nostrum » destinées non plus aux militaires mais au marché civil.
Tout l'art des deux hommes qui, dès 1997, vont prendre le relais de la dynastie florentine, consistera à faire évoluer, en permanence, les performances de la montre mythique des sous-mariniers... tout en respectant les exigences techniques militaires d'origine et les valeurs d'une montre qui appartient aujourd'hui à la légende.
Caprice de star
Deux ans plus tôt, l'acteur américain Sylvester Stallone – tombé sous le charme de cette « belle italienne »– commande à PANERAI plusieurs séries limitées de cette montre au design unique... pour les offrir à quelques amis et partenaires du tournage de son prochain film « Daylight ».
Un autre personnage hors du commun entre alors dans l'histoire de l'Officine. A la tête du groupe VENDôME, le rusé Franco Cologni, perçoit à son tour la véritable « pépite » qui se cache sous cette aventure jusque là artisanale, et convainc les héritiers de la famille PANERAI­ de céder la marque à la multinationale – devenue depuis RICHEMONT. Elle va rejoindre alors les prestigieuses signatures que sont Cartier, Piaget ou Van Cleef & Arpels... et se voit confier aux mains du troisième homme qui fera sa fortune.
Changement et continuité
« L'art de rester classique, c'est être capable d'outrepasser les limites du temps, de se situer dans « le temps idéal », dans un espace de valeurs que les heures, les saisons et les années ne peuvent plus changer ».
Voilà le credo que Franco Cologni va insuffler à son nouveau complice, Angelo Bonati, qui, en 10 ans, fera d'un « coup de foudre » un « coup de maître » ! Ses armes : un sens inné du marketing, une intelligence pétillante, une parfaite connaissance du métier... et un humour à l'épreuve de tous les temps. Calmement, prudemment, BONATI va faire d'un « mono-produit » une gamme horlogère qui se construira d'année en année. Innovant en permanence sans renier l'ADN de la marque, il construit une véritable ligne de garde-temps, un « laboratoire d'idées » dans lesquels les passionnés retrouveront constamment l'esprit de l'atelier de la Piazza San Giovanni !
Pour marquer l'excellence horlogère de ­PANERAI, il n'hésitera pas à intégrer, à l'occasion, dans ses boîtiers grand format, des mouvements aussi prestigieux que l' « El Primero » de ZENITH ou l' « Angelus » de JAEGER-LECOULTRE ! Et quand, pour séduire une nouvelle clientèle féminine, il lui dédicacera, un jour, une collection toute endiamantée (... dont on s'arrachera les quelques exemplaires), il reviendra vite aux fondamentaux de simplicité et sobriété de la marque.
En 2005, nouvelle étape importante : implantée à Neuchâtel, PANERAI entre dans le cercle très fermé des « manufactures horlogères » avec la création de son premier mouvement-maison, le calibre P.2002... que viendront rejoindre, cette année, quatre autres nouveaux calibres. Et lorsque, en ce début d'année, Angelo a dévoilé (dans le faste des palais florentins), avec la fierté que l'on imagine, le nouveau « Tourbillon 6 jours GMT » signé PANERAI... il n'a pas manqué d'en souligner avec humour, l'une de ses caractéristiques étonnantes : contrairement à tous ceux qui « s'exposent » actuellement sur le marché, son Tourbillon fonctionnera discrètement, sagement, dans le secret du boîtier. C'est cela, l'art d'être classique

 

Article de Jean Perini paru le mardi 08 mai 2007 sur le journal le soir en belgique